Comme dans le roman, l'adaptation de Francis Huster reflète parfaitement les problèmes humains et psychologiques des hommes luttant contre cette force invisible et surhumaine.

Après un engagement exigeant l'énergie et la solidarité du groupe et des aides, la peste est vaincue.

Cependant, le narrateur* n'est pas trop enthousiaste, sachant que « le bacille de la peste ne meurt, ni ne disparaît jamais; et qu'il peut rester pendant des dizaines d'années endormi dans les meubles et le linge (...) et que peut-être le jour viendra, où, pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillera ses rats, et les enverra mourir dans une cité heureues. »


L'auteur ne souhaite rien démontrer ; il préfère montrer la réalité de cet enfermement dans une ville où le mal tient lieu d'exil... définitif pour certains, à combattre pour d'autres, épris d'une liberté qui — il est bon de le noter - les conduira vers la mer, dès que la ville sera ouverte à nouveau.
Les histoires, comme les vies, peuvent changer. Les grands problèmes de notre existence demeurent immuables.

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* cette attitude réaliste ou pessimiste, l'auteur l'avait montrée également lors de la Libération.

 (cf. aussi: http://crdp.ac-besancon.fr/france-en-guerre/films/film6_1.htm )