En 1933, lors qu'Hitler accède au pouvoir (le 30 janvier), le jeune étudiant s'engage dans un mouvement antifasciste. Quand les divergences sur l'indépendance de l'Algérie entre le Parti communiste français et le Parti populaire algérien sont trop grandes, Albert démissionne du PC en 1937.
Ce sera sa seule expérience de militant politique dans un parti. Cet échec (=Misserfolg) l'encourage dans son idée d'agir par le texte et par l'action, dans un refus des partis et des idéologies.

À Alger, Albert crée une troupe de théâtre, le «Théâtre du travail», avec laquelle il n'a que peu de succès. À la même époque, il va initier une carrière de journaliste cherchant à découvrir les injustices envers les pauvres. Ce qui caractérise son opinion, c'est le refus de tout dogmatisme et de systèmes: Camus préfère la liberté et l'indipendance de l'homme.

La Seconde Guerre mondiale est déclenchée le 3 septembre 1939. Face à la montée du totalitarisme, Albert Camus est tiraillé entre son pacifisme et son désir de défendre son idéal de liberté ; il s'engage mais la commission de réforme le considère comme « exempté » (=dienstuntauglich) du fait de sa maladie.
Camus s'engage par la suite comme rédacteur en chef, mais en Algérie, il y a la censure et le journal (Soir-Républicain) sera suspendu par les autorités.

retour / suite